•   Art up déco Paris, Lyon
  •   +33 (0)1 46 28 80 23

silvano

"Peintre autodidacte, pour moi, superposer les couleurs, gratter la toile est une démarche thérapeutique et rédemptrice."

A travers les voyages, les rencontres, les doutes et les certitudes Silvano tente dans ses œuvres de sublimer une phrase qui lui tient à coeur: 'De la contradiction nait le progrès.' La contradiction nait dans le mélange des couleurs, véritable fusion de laves picturales où s'évaporent de voluptueuses pensées. Les mots fusent de son inconscient tels des missiles qui, portés par le vent et ses vague à l'âme, atteignent leurs cibles virtuelles. Le relief tourmenté de ses œuvres sont des sillons qui gravent avec force et spontanéité les mystères de la création et de l'inconscient. Ne pas réfléchir, se laisser aller dans une douce euphorie, voir les couleurs apparaitre...et surtout ne pas voir le sens des choses mais la finalité. L'Italie, les Etats-Unis, la Corse, l'au delà, le mysticisme...sont ses thèmes de prédilection. Il balaye la toile à grands coups de pinceaux superposant les couleurs et les matières, imprimant des graffitis tels des spots publicitaires à l’aide des objets qui lui passent sous la main : pommes de terre, éponges de cuisine, pochoirs, tournevis… comme autant de gestes expiatoires. Alors attachez votre ceinture et bon voyage... Il passe une enfance agitée et douloureuse dans les quartiers Nord de Marseille, avant de venir s’installer au Pradet (Var). La découverte de l’univers de la plongée sous-marine, ses couleurs, sa beauté, ce « monde du silence », agissent comme une révélation, un électrochoc pour cet hypersensible, un peu ours, un peu bourru. Il se sent en permanence blessé, meurtri par les dégradations progressives de son environnement, par les promesses non tenues du monde politique, par les mensonges de la société occidentale , peindre est pour lui un moyen de crier son indignation et sa douleur : à sa manière, une action militante. Son geste est impulsif, parfois violent, réactif à l’instant présent, à notre monde qui l’agresse, rectiligne comme les barres d’immeubles qui le hantent.

Veuillez patienter....