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pascale jacquemond-collet

"Le jaune citron d'un champ d'été, les eaux verdâtres d'un canal, d'une rivière,le bleu et blanc infini des marées basses, rythmé par les notes noires des piquets d'amarrage, des parcs à huîtres, la silhouette d'un arbre ou celle d'un enfant..."

Pascale Jacquemond-Collet (alias PJC) est psychothérapeute, la peinture est son deuxième métier depuis toujours. Elle suit d'abord une formation en Histoire de l'art à l'Ecole du Louvre (1990-1993), puis fréquente différents ateliers. Pendant plusieurs années, elle accueille dans son atelier des enfants de 2 à 12 ans: sa peinture se nourrit de cette expérience où le cadre (conçu sur le modèle d'Arno Stern), favorise le développement du langage graphique de l'enfant, en fonction de son âge (stades), et de sa structure individuelle. En parallèle, elle suit une formation en Art - thérapie et psychopédagogie (Université Paris VII, René Descartes), qui enrichit sa recherche sur les liens entre langage inconscient et langage graphique et pictural. Elle y découvrira la riche et passionnante collection de peintures de patients, réalisées dans les ateliers de l’hôpital Sainte-Anne, et conservées par le Centre d' Etudes de l'Expression, depuis 1950. Elle organisera également une des grandes expositions de ces œuvres originales au musée Singer Polignac. Ma peinture est faite de sédimentations successives, qui se déposent au fil des mois, parfois des années : je peins au couteau, qui imprègne mieux la toile, et révèle la chair du tableau. Mes paysages sont intérieurs, intimes plutôt qu’abstraits, car la couleur, la forme, la matière vivantes toujours me guident et m’inspirent. L’eau, l’écorce, la peau, sont des matières que je pourrais explorer sans fin. Je cherche à pénétrer au cœur de l'intime, à retrouver dans un mouvement, une attitude, la vigueur joyeuse de l'enfance, sa totale présence au monde. Si mes tableaux tendent vers l’abstraction, c’est que je procède avec des filtres, le premier étant celui de mon regard bien sûr, puis du temps, enfin du lieu : je ne peux peindre que dans l’éloignement, sans doute parce que ce qui est beau risque toujours de sidérer, et ce qui inspire nous vient d’ailleurs.

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